F.A.Q – Foire Aux Questions !

Les p’tits choux ont remarqué que certaines questions reviennent fréquemment. On a donc décidé d’essayer de centraliser toutes les réponses sur cette page !
N’hésite pas à nous contacter pour poser d’autres questions si tu ne trouves pas la réponse ici ! Elles nous aideront certainement à compléter cette F.A.Q 😉

Les thématiques autour des Bons Restes

VRAI ✅ et FAUX ❌
Nous n’avons jamais voulu lutter contre quelque chose, nous privilégions les actions où l’on expérimente des alternatives pour montrer qu’il y a d’autres possibles !
Etant donné que nous sommes issus du mouvement Disco Soupe et que ce mouvement parlait principalement de gaspillage alimentaire, on est souvent identifié par rapport à cette thématique.

Mais nos actions actuelles vont bien plus loin que ça !

Notre alimentation a de nombreux impacts, qu’ils soient sociaux, environnementaux ou économiques. C’est à travers ces 3 piliers de l’alimentation durable que nous basons nos activités. Nous mettons en lumière parfois plutôt l’un (la saisonnalité, l’agroécologie par exemple), plutôt l’autre (la qualité, la notion d’accessibilité alimentaire, le plaisir que l’on éprouve en mangeant) et plutôt l’autre encore (la juste rémunération des producteurs et productrices, le prix des aliments) !

FAUX ❌
En tant qu’association, nous sommes une structure à but non lucratif. Notre priorité est que tout le monde puisse participer, quels que soient ses moyens, sans devoir se justifier.

À chacune et chacun de déterminer le prix qui lui semble juste :

  • selon ses revenus
  • selon la réalité de ce que coûte l’activité à laquelle on participe

Évidemment, cela implique de se poser plusieurs questions : l’état de ses finances, ses envies, l’investissement qu’a demandé l’initiative à laquelle on va participer, son coût mais aussi les bénéfices sociaux et écologiques engendrés.

Le but est aussi de questionner notre rapport à l’argent : en réfléchissant à un montant, on s’éloigne d’une attitude consumériste dans laquelle acheter devient un geste machinal.

FAUX ❌
Participer à la préparation du repas au restaurant permet plein de choses : (ré)apprendre à cuisiner des plats savoureux et végétariens et/ou végétaliens, rencontrer et échanger avec des personnes de tous horizons, découvrir le fonctionnement d’un restaurant associatif, échanger sur différents sujets notamment sur l’alimentation durable… et sûrement d’autres surprises !

Cette expérience humaine est un cadeau et ne remplace ainsi pas la participation financière au repas consommé (et il reste toujours à prix libre, et conscient !).
Cela ne remet bien évidemment pas en cause ton temps très précieux pour l’équipe de cuisine ! 😉

Nous n’acceptons pas les apports volontaires car nous devons assurer la traçabilité des produits glanés. L’ensemble des aliments glanés par l’association provient de maraîchers, maraichères, artisans, artisanes ou de supermarchés bio.

N’hésite pas à t’inscrire au SEL (Système d’Echanges Local de Reims), qui permet d’échanger des biens ou des services entre ses membres. Tu peux aussi les proposer à tes voisin·es, une belle occasion de les rencontrer !

Dans un premier temps, tu peux t’inscrire à notre lettre d’info. Ensuite, rejoins-nous lors d’un apéreste puis selon tes motivations et disponibilités, nous pourrons t’ajouter dans le ou les groupes de discussion (application Telegram) de l’équipe des p’tits choux.

En attendant, tu peux consulter la page “Les Bons Restes, c’est qui ?”, tu y trouveras pas mal d’infos sur notre vie associative et notre fonctionnement.

Les thématiques autour de l’alimentation durable

VRAI ET FAUX ❌

Ça semble logique : transporter des aliments de loin, ça pollue. Surtout qu’au niveau mondial les transports représentent 28% de nos émissions.  

Mais à l’échelle de l’alimentation, le transport pèse peu dans la balance environnementale : il ne représente que 13,5% des émissions du secteur, quand les modes de production en représentent 70%. C’est principalement l’élevage de bovins, l’utilisation de produits phytosanitaires et la consommation issue des engins agricoles qui sont responsables des émissions de gaz à effet de serre. 

Ces chiffres sont en décalage avec l’idée selon laquelle il vaut mieux manger local que bio. Le mieux étant toutefois de combiner les deux. 

Au-delà des effets sur le climat, il convient également d’évaluer d’autres indicateurs. En diminuant les distances, en réduisant le nombre d’intermédiaires dans le cas des circuits courts, le « manger local » attribue de nouveaux rôles aux différent·es acteurs et actrices rassemblé·es autour de projets ancrés dans les territoires : une opportunité pour, à la fois, donner aux citoyen·nes la possibilité de s’exprimer, valoriser des intermédiaires engagé·es et construire collectivement une alimentation plus durable.

Manger local en circuits courts, enfin, c’est permettre un revenu régulier aux producteurs et productrices, surtout si elles et eux s’organisent collectivement, pour produire, vendre ou transformer à petite échelle. C’est beaucoup plus incertain hors circuits courts. Les performances restent toutefois dépendantes de nombreux facteurs, tandis qu’émergent de nouveaux modèles économiques collectifs que la recherche commence à explorer.

Le « manger local », c’est donc beaucoup de réalités avec des effets, environnementaux, économiques ou encore sociétaux, variés lorsqu’il se fait en dehors des circuits courts. La tendance est à la banalisation du concept, avec une origine « locale » utilisée par certains industriels ou distributeurs comme un signe de qualité en soi. Il faut pourtant rester vigilant et toujours chercher à comprendre ce qu’il y a derrière.

FAUX ❌
Attention, circuit-court ne veut pas dire forcément local : on peut acheter du vin bio en vente directe, mais à un producteur argentin. 

Un produit est dit vendu en circuit court, lorsqu’il y a maximum un intermédiaire entre le producteur et le consommateur, mais sa définition ne prévoit pas de mention géographique sur la proximité. 

De même qu’il n’y a pas de définition stricte du “local”. Si consommer local permet de soutenir l’économie des territoires, la proximité géographique n’est pas fixée et les informations sur la manière dont les produits locaux sont élaborés ne sont pas obligatoires. Il y a évidemment des systèmes vertueux qui permettent de rapprocher producteur·trices et consommateur·trices, comme les AMAP ou encore les réseaux comme la Ruche qui dit Oui, ou Kelbongoo. Les supermarchés bio indépendants et certains réseaux (type Biocoop) valorisent aussi les agriculteur·trices et artisan·es locaux dans leurs approvisionnements.
Ces systèmes privilégient des produits locaux, en circuit-court, et le plus souvent bio.

FAUX ❌
Le gaspillage alimentaire est toute alimentation qui a été produite pour la consommation humaine, qui ne l’est finalement pas. Par exemple, tu vois ton joli poivron rouge qui finit par flétrir et que tu finiras par donner à tes poules ? C’est bien du gaspillage alimentaire.

Ce qui est sûr par contre, c’est que c’est bien mieux de valoriser ton poivron flétri auprès de tes poules, plutôt que de le jeter dans les ordures ménagères (pense à demander un seau à compost à ta mairie si tu n’en n’as pas déjà un, c’est gratuit !).

Petit tour d’horizon rapide tant qu’on y est : le gaspillage alimentaire, au niveau mondial, c’est un tiers de la nourriture produite, tu entends ? 1/3, c’est dingue !
Si on regarde le gaspillage alimentaire dans les restaurants, ça représente 180g/personne/repas en restauration “traditionnelle” (contre 40g par exemple dans les salons de thé).
Tu veux en savoir plus sur le monde du gaspillage alimentaire ?
Dirige-toi vers la librairie de l’ADEME qui est une mine d’informations à ce sujet et pour te donner des idées de cuisine avec des fruits et légumes abîmés, tu peux par exemple t’appuyer sur l’application frigo magic !

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